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Sonia Rykiel

555Sonia Rykiel est une des stylistes les plus appréciés de son temps, ayant séduit une très grande clientèle de femmes avides de fantaisie tout en voulant rester extrêmement féminines. Elle incarne l’image du chic parisien, avec une petite touche en plus, mêlée de provocation flamboyante et de sophistication libérée.

C’est à elle que l’on doit les pulls aux coutures apparentes, les robes sans doublures, l’abolition des ourlets, ou encore les hauts agrémentés de strass ou d’inscriptions messages. C’est enceinte qu’elle commence à créer des vêtements, qu’elle veut porter au fil de sa grossesse. Ceux-ci seront vendus dans une petite boutique appelée « Laura », et le succès est tel que Sonia décide de créer sa propre marque, et d’ouvrir un magasin.

Peu à peu, l’empire Rykiel s’agrandit, grâce entre autres à sa fille Nathalie, qui crée une ligne enfants, mais aussi une nouvelle section dédiée aux indispensables, appelée « Rykiel woman ». C’est aussi à elle que l’on doit les fameux « Sex toys » qui se trouvent dans le boudoir au sous-sol de la boutique.

Mais Sonia Rykiel, c’est aussi une hédoniste, et une écrivain de contes pour enfants et de romans. C’est aussi à elle que l’on doit la rose Sonia Rykiel…

Petit Bateau

logo PETIT BATEAULa célèbre marque Petit Bateau est plus que jamais d’actualité. Pourtant elle ne date pas d’hier, c’est en effet après la première guerre mondiale que son fondateur Etienne Vallon commercialise sous ce nom, des sous vêtements pour homme révolutionnaires. Et cette invention lui vaut le grand prix de l’exposition de paris en 1937.

Depuis, le créateur n’a cessé d’innover, après l’usage d’élastiques et de finitions picots, il emploie les emmanchures raglan, l’éponge bouclette, des coloris pastel qui font le succès de ses collections de sous vêtements et tee shirts destinées aux tout petits mais aussi aux adultes.

Rachetée en 1988 par Yves Rocher, la célèbre enseigne a su se moderniser et sous la direction de Nicole Plantier, les tee shirts Petit Bateau aux multiples formes et au confort inégalé remportent toujours un grand succès. De plus, les récentes collaborations de la marque avec le monde de la mode ou de la chanson lui promettent un bel avenir.

Minnetonka

654561En 2005, sur le devant de la scène mode, on voit réapparaître un étrange phénomène : les bottines frangées, signées Minnetonka.

En effet, de nombreuses actrices et tops models les portent, et Kate Moss va un jour carrément dévaliser une boutique Minnetonka, pour avoir un exemplaire de bottes frangées dans tous les coloris…

Retour sur l’histoire de cette fabrique historique : C’est en 1946 qu’un dénommé Miller ouvre une petite manufacture de chaussures en cuir, à Minnetonka, dans le Minnesota, basée sur le savoir faire local, et utilisant du cuir de première qualité.

Il s’agit alors surtout de mocassins. Puis les 60’s arrivent avec leur déferlante hippie, et le petit fils Miller crée les Thunderbird shoes, modèle emblématique qui contribue au succès croissant de la griffe. Les Minnetonka apparaissent en Europe, et les collections s’élargissent : les bottes et bottines frangées font leur apparition.

Mais une fois Woodstock passé, tout en gardant la tête hors de l’eau, la fabrique voit sa popularité baisser. Il faut attendre donc le début du 21ème siècle, avec sa tendance bobo, pour que les bottes à franges redeviennent un must have sans conteste…

Vivienne Westwood

Funkshion Vivienne Westwood Miami Fashion WeekOn retrouve encore aujourd’hui l’influence punk chez les plus grands designers, tels que John Galliano, ou Alexander Mc Queen. Il ne faut pas oublier une de celles qui fut à l’origine de ce mouvement légendaire : Vivienne Westwood.

Née en 1941 dans un petit village anglais, élevée dans les traditions calvinistes, elle fut enseignante jusqu’en 1971 dans une école primaire de Londres. Noctambule, elle rencontre le directeur de night club Derek Westwood, qu’elle épouse en 1962, mariage de courte durée, puisqu’ils divorcent 4 ans après, et qu’en 1967 elle rencontre Malcom McLauren.

Celui-ci était le manager du groupe New York Dolls puis des Sex Pistols, tous les 2 légendes du style punk qui est en train d’éclore en Angleterre. Vivienne ouvre sa boutique en 1971, et peu à peu y présente ses créations, toutes faites de cuir, zips, chaînes… D

ans les Années 80, elle fait partie des designers les plus affluents, et elle sera 3 fois primée British Designer of the Year. A sa manière très anti-conformiste et rebelle, elle contribuera à l’évolution de la société anglaise; et bien sûr, elle révolutionnera le monde de la mode avec ses vêtements punk glamour, qui allient trash et références historiques.

Pour preuve, en 2004-2005, le Victoria and Albert Museum lui consacrera une rétrospective, qui tourna ensuite dans le monde entier…

Yohji Yamamoto

yamamoto-yohjiA l’occasion de sa dernière collection pour hommes, le grand créateur Yohji Yamamoto a décidé de se rendre lui-même hommage.

Alors que tout le monde reconnaît l’influence colossale qu’eut son vestiaire des années 80 sur les tendances actuelles de la mode, il cite le dit vestiaire dans de multiples références, telles que le pantalon raccourci, le costume en laine bouillie, ou les docksides hautes.

Un rien mégalomane, me direz vous, mais à juste titre. Le designer japonais fait partie des créateurs les plus influents du milieu de la mode, encore aujourd’hui. Il faut dire que son travail est extrêmement rigoureux et intellectuel, mais aussi empreint d’une beauté intemporelle et interculturelle.

Quand il s’installe à Paris en 1981 et présente les collections de « Comme des garçons » avec sa petite amie Rei Kawakubo, leur esthétique si particulière choque ou enthousiaste : c’est le propre même de l’avant-gardisme.

La nouvelle génération de créateurs de l’époque adorent et s’en inspirent. C’est pourquoi à présent, Yamamoto compte plus de 150 points de vente à travers le monde, et enchante encore la fashion sphere avec son esthétique androgyne.

Les sandales ethniques

sandalesLa tendance amérindienne est évidente cet été avec les pièces etno-chic proposées par la marque Pendleton associée à Opening Ceremony ou encore avec le pantalon itak de chez Zara.

Même les accessoires suivent cette mode. Ainsi les sandales perlées Pencey sont parfaitement dans l’air du temps avec leur coup de pied en cuir orné d’un pompon et leurs larges brides de perles multicolores laissant deviner des motifs aztèques.

De plus, ces sandales ethno-chic – bien plus désirables que dernières sandales Birkenstock – apporteront une touche de fantaisie aux looks minimalistes du moment et feront merveille aussi bien avec une longue robe noire qu’avec un slim délavé coupé court.

Audrey Hepburn

audrey-hepburnActrice avant tout, Audrey Hepburn fut également, et demeure encore aujourd’hui, une icône de mode qui fait figure de référence en matière d’élégance.

Née en Hollande, elle fait le début de sa scolarité dans un pensionnat anglais, mais se voit rapatriée quand la 2de Guerre Mondiale éclate. S’ensuivent de nombreuses années de privation, qui la fragiliseront pour toujours.

Elle se passionne pour la danse classique qu’elle étudie au Conservatoire, et en 1945 elle part pour Amsterdam afin d’y suivre les cours de Sonia Gaskell. Mais elle n’est pas assez douée pour devenir danseuse étoile, c’est pourquoi elle auditionne pour la comédie musicale « High Button Shoes » : elle y obtient un petit rôle, mais se fait remarquer.

En 1951, Colette lui propose le premier rôle dans sa pièce « Gigi », qui, en dépit d’être mal reçue par le public, révèle Audrey à celui-ci. Elle devient ensuite l’héroïne de « Vacances romaines » de Willaim Wyler, qui sort en 1953 et est un véritable succès.

Puis vient « Sabrina », qui entérine le début de sa collaboration avec Hubert de Givenchy. Celui-ci deviendra son costumier attitré dans sous ses films, et avec lui, Audrey crée le « style Hepburn ».

Mademoiselle Agnès

Mademoiselle Agnes-PPF-041298Mademoiselle Agnès fait partie de ces quelques électrons libres de l’univers de la mode, insaisissables, inclassables, mais qui sont indispensables au bien-être du milieu. Et pourtant, elle n’est ni mannequin, ni créatrice, ni grande rédactrice de mode…

C’est à une terrasse de café que son cran lui permet de signer son premier contrat : elle entend à la table à côté d’elle qu’on recherche une rédactrice au journal « 7 à Paris », et elle se propose.

C’est ainsi qu’à 22 ans, la jeune Mademoiselle Agnès débute sa carrière. Elle rencontre tout le gratin lors de ses reportages, et s’en fait des amis. Ainsi, elle intègrera grâce à ses relations Canal +, en tant que présentatrice météo complètement délurée, puis comme analyste de mode.

Et un beau jour, elle décide qu’elle veut monter sa propre boîte de production, avec son ami Loïc Prigent : « Lalala » voit le jour, qui distille une flopée de reportages frais et originaux.

Mais la belle Agnès a plus d’un tour dans son sac, et on peut aussi admirer ses talents de comédienne dans « Mariage surprise » d’Axelle Laffont, et d’égérie dans la dernière campagne de Weill

Olga Kurylenko

18On a tendance à se méfier très fort quand on entend dire que telle mannequin se lance dans le cinéma. En effet, on se souvient des déboires de Cindy Crawford par exemple, qui fut navrante dans « Fair Game »…

Mais cette fois, on s’incline, et on admet que parfois, deux talents peuvent parfois sommeiller en la même personne… Oui, énervant mais vrai : l’ex – top model Olga Kurylenko est une bombe à l’écran.

Née en Ukraine en 1979, la jeune Olga coule des jours tranquilles, jusqu’à un voyage à Moscou, où, dans la rue, elle est repérée par un bookeur qui l’emmène illico à Paris. Tout de suite, elle devient la chouchoute de grandes marques : elle fera la campagne de pub de Clarins, et d’Héléna Rubinstein, puis on la verra poser pour Lejaby lingerie, Sisley, Kenzo…

Mais Olga se sent très vite attirée par le cinéma, prend des cours de théâtre, et, comme tout ce qu’elle touche se transforme en or, la voilà très vite dans « l’annulaire » (pour lequel elle eut le prix de la meilleure actrice au festival de Brooklyn), puis dans « Quantum of Solace » ou encore « Oblivion »… A présent, tous les yeux sont braqués sur elle : une nouvelle étoile est-elle née?…

Balenciaga

balenciaga-11Cristobal Balenciaga est né en 1895 à Getaria, dans les pays basques espagnols. S’il a toujours travaillé dans le milieu de la mode, il commence en tant qu’acheteur. Il achète les tenues de Madeleine Vionnet, Coco Chanel, et Elsa Schiaparelli, les découd et les recoud, pour étudier leur structure.

C’est ainsi qu’il deviendra un des premiers et seuls stylistes qui sache coudre. Il ouvre une première boutique à San Sebastian, puis plusieurs autres en Espagne. En 1937, il fuit la guerre et s’installe à Paris. C’est là que le succès lui sourit.

Il ouvre un atelier au 10 avenue George V, et présente sa première collection. Le public et la presse aiment unanimement. La seconde guerre mondiale ne l’empêche pas de continuer, au contraire : la pénurie le pousse à travailler ses coupes pour créer du volume avec un minimum de tissu.

Si bien qu’en 1948, la première boutique Balenciaga ouvre ses portes. Il révolutionna le monde de la mode, avec ses tailleurs décintrés, ses baby dolls, ses robes chemises et ses tuniques. Depuis 1995, la maison est entre les mains talentueuses de Nicolas Ghesquière, qui perpétue et réinvente l’héritage Balenciaga. Ses collections sont appréciées de toutes les fashionistas, dont notamment Elena Perminova et Kate Moss…