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Sonia Rykiel

555Sonia Rykiel est une des stylistes les plus appréciés de son temps, ayant séduit une très grande clientèle de femmes avides de fantaisie tout en voulant rester extrêmement féminines. Elle incarne l’image du chic parisien, avec une petite touche en plus, mêlée de provocation flamboyante et de sophistication libérée.

C’est à elle que l’on doit les pulls aux coutures apparentes, les robes sans doublures, l’abolition des ourlets, ou encore les hauts agrémentés de strass ou d’inscriptions messages. C’est enceinte qu’elle commence à créer des vêtements, qu’elle veut porter au fil de sa grossesse. Ceux-ci seront vendus dans une petite boutique appelée « Laura », et le succès est tel que Sonia décide de créer sa propre marque, et d’ouvrir un magasin.

Peu à peu, l’empire Rykiel s’agrandit, grâce entre autres à sa fille Nathalie, qui crée une ligne enfants, mais aussi une nouvelle section dédiée aux indispensables, appelée « Rykiel woman ». C’est aussi à elle que l’on doit les fameux « Sex toys » qui se trouvent dans le boudoir au sous-sol de la boutique.

Mais Sonia Rykiel, c’est aussi une hédoniste, et une écrivain de contes pour enfants et de romans. C’est aussi à elle que l’on doit la rose Sonia Rykiel…

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Vivienne Westwood

Funkshion Vivienne Westwood Miami Fashion WeekOn retrouve encore aujourd’hui l’influence punk chez les plus grands designers, tels que John Galliano, ou Alexander Mc Queen. Il ne faut pas oublier une de celles qui fut à l’origine de ce mouvement légendaire : Vivienne Westwood.

Née en 1941 dans un petit village anglais, élevée dans les traditions calvinistes, elle fut enseignante jusqu’en 1971 dans une école primaire de Londres. Noctambule, elle rencontre le directeur de night club Derek Westwood, qu’elle épouse en 1962, mariage de courte durée, puisqu’ils divorcent 4 ans après, et qu’en 1967 elle rencontre Malcom McLauren.

Celui-ci était le manager du groupe New York Dolls puis des Sex Pistols, tous les 2 légendes du style punk qui est en train d’éclore en Angleterre. Vivienne ouvre sa boutique en 1971, et peu à peu y présente ses créations, toutes faites de cuir, zips, chaînes… D

ans les Années 80, elle fait partie des designers les plus affluents, et elle sera 3 fois primée British Designer of the Year. A sa manière très anti-conformiste et rebelle, elle contribuera à l’évolution de la société anglaise; et bien sûr, elle révolutionnera le monde de la mode avec ses vêtements punk glamour, qui allient trash et références historiques.

Pour preuve, en 2004-2005, le Victoria and Albert Museum lui consacrera une rétrospective, qui tourna ensuite dans le monde entier…

Yohji Yamamoto

yamamoto-yohjiA l’occasion de sa dernière collection pour hommes, le grand créateur Yohji Yamamoto a décidé de se rendre lui-même hommage.

Alors que tout le monde reconnaît l’influence colossale qu’eut son vestiaire des années 80 sur les tendances actuelles de la mode, il cite le dit vestiaire dans de multiples références, telles que le pantalon raccourci, le costume en laine bouillie, ou les docksides hautes.

Un rien mégalomane, me direz vous, mais à juste titre. Le designer japonais fait partie des créateurs les plus influents du milieu de la mode, encore aujourd’hui. Il faut dire que son travail est extrêmement rigoureux et intellectuel, mais aussi empreint d’une beauté intemporelle et interculturelle.

Quand il s’installe à Paris en 1981 et présente les collections de « Comme des garçons » avec sa petite amie Rei Kawakubo, leur esthétique si particulière choque ou enthousiaste : c’est le propre même de l’avant-gardisme.

La nouvelle génération de créateurs de l’époque adorent et s’en inspirent. C’est pourquoi à présent, Yamamoto compte plus de 150 points de vente à travers le monde, et enchante encore la fashion sphere avec son esthétique androgyne.

Audrey Hepburn

audrey-hepburnActrice avant tout, Audrey Hepburn fut également, et demeure encore aujourd’hui, une icône de mode qui fait figure de référence en matière d’élégance.

Née en Hollande, elle fait le début de sa scolarité dans un pensionnat anglais, mais se voit rapatriée quand la 2de Guerre Mondiale éclate. S’ensuivent de nombreuses années de privation, qui la fragiliseront pour toujours.

Elle se passionne pour la danse classique qu’elle étudie au Conservatoire, et en 1945 elle part pour Amsterdam afin d’y suivre les cours de Sonia Gaskell. Mais elle n’est pas assez douée pour devenir danseuse étoile, c’est pourquoi elle auditionne pour la comédie musicale « High Button Shoes » : elle y obtient un petit rôle, mais se fait remarquer.

En 1951, Colette lui propose le premier rôle dans sa pièce « Gigi », qui, en dépit d’être mal reçue par le public, révèle Audrey à celui-ci. Elle devient ensuite l’héroïne de « Vacances romaines » de Willaim Wyler, qui sort en 1953 et est un véritable succès.

Puis vient « Sabrina », qui entérine le début de sa collaboration avec Hubert de Givenchy. Celui-ci deviendra son costumier attitré dans sous ses films, et avec lui, Audrey crée le « style Hepburn ».

Olga Kurylenko

18On a tendance à se méfier très fort quand on entend dire que telle mannequin se lance dans le cinéma. En effet, on se souvient des déboires de Cindy Crawford par exemple, qui fut navrante dans « Fair Game »…

Mais cette fois, on s’incline, et on admet que parfois, deux talents peuvent parfois sommeiller en la même personne… Oui, énervant mais vrai : l’ex – top model Olga Kurylenko est une bombe à l’écran.

Née en Ukraine en 1979, la jeune Olga coule des jours tranquilles, jusqu’à un voyage à Moscou, où, dans la rue, elle est repérée par un bookeur qui l’emmène illico à Paris. Tout de suite, elle devient la chouchoute de grandes marques : elle fera la campagne de pub de Clarins, et d’Héléna Rubinstein, puis on la verra poser pour Lejaby lingerie, Sisley, Kenzo…

Mais Olga se sent très vite attirée par le cinéma, prend des cours de théâtre, et, comme tout ce qu’elle touche se transforme en or, la voilà très vite dans « l’annulaire » (pour lequel elle eut le prix de la meilleure actrice au festival de Brooklyn), puis dans « Quantum of Solace » ou encore « Oblivion »… A présent, tous les yeux sont braqués sur elle : une nouvelle étoile est-elle née?…

Lily Donaldson

Lily-DonaldsonLily Donaldson possède une beauté toute particulière, faite d’un grand naturel et d’une grâce angélique.

Il faut dire que, côté naturel, elle a été entraînée dès son plus jeune âge à garder sa spontanéité face à l’appareil photo : son père est le célèbre photographe Matthew Donaldson, et ; bien sûr, il s’en donne à cœur joie pour shooter sa petite fille.

Mais c’est lors d’une après-midi dans les magasins avec ses parents que Lily, qui n’a que 13 ans à l’époque, est repérée par une chasseuse de têtes, subjuguée par la grâce et la beauté de la jeune fille.

Alors commencent pour Lily toute une série de défilés pour automne hiver 2004-2005 : Vuitton, Yves Saint Laurent, Chanel… Puis, elle sera photographiée par les plus grands : Steven Meisel, Satoshi Saikusa, Corine Day, … et elle fera son apparition dans le Vogue italien, consécration pour toute mannequin débutante.

Et puis, en 2005, elle est découverte du grand public quand elle est nominée pour la catégorie meilleure model de l’année aux Britsh Fashion Awards.

Alexis Mabille

Alexis MabilleCe n’est pas nouveau de faire des habits unisexe, la mode androgyne étant depuis longtemps sur les catwalks. Mais la manière toute particulière d’Alexis Mabille en ce domaine, est, elle, absolument révolutionnaire. Né en 1977 dans le Lyon bourgeois, dès tout jeune il est fasciné par la couture et la mode, il coud sans relâche et confectionne des vêtements; très vite, il habille ses proches, et encore ado, il conçoit quelques costumes pour l’opéra de Lyon.

Après son Bac, il intègre la Chambre Syndicale de la Haute Couture à Paris, et obtient son diplôme en un éclair. En faisant un stage chez Dior, il y est remarqué, et Galliano lui propose de s’occuper de la ligne accessoires. Puis, il collaborera avec Heidi Slimane pendant 9 ans, confectionnant des bijoux pour les hommes. Enfin, il se décidera à se lancer en free lance, et il a déjà un concept en tête : créer de l’unisexe; en effet, étant très dandy il adore porter cintré, ou même des vêtements pour femmes retouchés.

En 2005, le déjà génial Alexis Mabille crée « Impasse 13 », et conçoit des pantalons pour les 2 sexes, puis des chemises, des vestes, poétiques, fantaisistes, élégantes. Mais le vrai succès viendra surtout grâce à un accessoire : le noeud papillon, quand il crée la collection « Treizeor ». Le noeud pap’ qu’il décline à l’infini concentre la philosophie d’Alexis : jouer avec les codes bourgeois et mixer les genres avec raffinement et dérision.

Freida Pinto

2008 Toronto International Film Festival - "Slumdog Millionaire" - Press ConferenceCeux qui ont vu Slumdog Millionaire (et nous sommes nombreux) n’ont pas pu la rater : Freida Pinto semble être la nouvelle star en devenir. En effet, celle qui incarne Latika dans le dernier film de Danny Boyle a tous les atouts pour un succès immédiat : élégance racée, talent de comédienne, silhouette parfaite,… elle irradie.

Et pourtant, avant le film, la gloire n’était pas encore au rendez-vous, malgré des apparitions dans des publicités pour eBay ou Visa, et malgré sa présence dans l’agence Elite India.

Qu’à cela n’y tienne : à aujourd’hui 28 ans, la belle originaire de Bombay semble avoir un avenir prometteur, grâce en partie au succès fulgurant du film aux 8 Oscars : elle a déjà fait la couverture de Vogue et une interview chez Vanity Fair ; et les plus grands commencent à se l’arracher : elle a fait le défilé Dolce et Gabbana, et Woody Allen se l’est réservée comme tête d’affiche de son prochain film.

Ralph Lauren

Ralph Lauren ?… On pense tout de suite : le style, la classe. Et c’est comme ça que lui-même se définit. Dès le début son concept était de s’inspirer de l’univers hype, BCBG, des universités de la côte Est, pour atteindre le sommet de l’élégance.
Né en 1930 à NYC, Lauren fut toujours un ambitieux, qui n’hésite pas à aller contre-courant pour servir ses idées : ainsi, en 1967, associé chez A Rivetz & Neckwear, il dessine des cravates « trop » larges pour l’époque, ce qui ne l’empêche pas de se frayer son chemein, pour créer en 1968 sa propre marque : Polo Designs.

La griffe ne cesse depuis de monter en puissance, et à présent elle vend tout un style de vie.  D’ailleurs, Lauren ouvre en 1986 un énorme magasin sur Madison Avenue qui sera le premier « concept store », Lauren du papier peint à la musique d’ambiance.

Tom Ford

Tom+Ford+Tom+Ford+Store+Opening+Oqci4Zi-BcfxNotre sang n’avait fait qu’un tour lorsqu’en 2004, Tom Ford avait décidé de se retirer de la direction artistique de Gucci. En effet, la personnalité du « roi de la mode » faisait de nombreuses étincelles avec le nouvel acheteur de la marque : le groupe Pinault Printemps la Redoute. Il faut dire que Ford est pour le moins dirigiste, ayant le plus grand mal à déléguer, et ressentant le besoin de tout manager…

Du coup, celui qui avait pourtant redoré le blason de Gucci avait décidé de tirer sa révérence. La fashion sphère en était toute attristée, étant devenue addict de ses créations pleines d’énergie et de sex appeal. Mais l’homme est plein de ressources, et après une petite retraite au Mexique et un passage par le divan, Tom Ford réitère : il crée tout d’abord sa boite de production pour le cinéma, puis propose à Domenico De Sole de l’aider à lancer sa propre griffe Tom Ford, qui se spécialise dans les costumes masculins.

D’ailleurs, en mars dernier eut lieu l’inauguration de la première boutique new yorkaise, où se sont rassemblés tous les inconditionnels du styliste.